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Recipe Exchange @ 9pm!

«La maladie, ma chère maladie, que serais-je sans toi?» -Molière

Hey, tout le monde, l’hiver s’en vient! La saison du kleenex, de la soupe au poulet et des appels téléphonique du genre : «babââânnnn! Viens be chercher, je suis balââââde» est à nos portes!

Joie. #not

Le rhume, la grippe et l’infâme virus que l’on surnomme affectueusement «Big G». Tout être humain qui a ou qui côtoie des enfants va attraper un ou plusieurs de ces virus et qu’on se le dises, c’est pas cool.

Je n’ai jamais aimé être malade mais, merci à ma maman, aux oranges et au ciel, je n’ai jamais rien eu de grave. Et avant d’avoir des enfants, je me couchais tôt 1 ou 2 soirs pis j’étais top shape pour aller clubber au Fuzzy.

Depuis la venue au monde de mes charmants petits microbes ambulants (aka mes enfants!), c’est une autre game. J’ai peur d’être malade.

En vérité, j’ai peur d’être malade parce que je ne peux pas me permettre d’être malade. La terre arrêterait de tourner si j’étais malade, ce serait le déclin de la race humaine si j’étais malade. Égocentrique, vous dites?! Tout le monde a le droit d’être malade, mais pas moi, j’ai beaucoup trop de choses à faire dans ma journée, dans ma semaine pour ça. Je m’occupe de mes petits, je les dorlote, les frictionne, les mouche, les soigne. Mais je m’inquiète pour eux et je m’épuise. Et j’ai peur de tomber malade à mon tour. Qui va s’occuper de moi si je suis malade, hein? Je peux toujours ben pas appeler ma mère, elle va me dire : «je me suis occupée de toi quand tu étais petite, asteure arrange toi!» (Salut Maman!! ;))

Il y a eu un temps, dans mon 2e congé de maternité, ou cette peur a pris le dessus sur tout ce qui était rationnel. Je vivais constamment dans l’appréhension, comme si être malade était la seule chose qui pouvait arriver. Je me suis mise à amplifier tous les petits symptômes; le tiraillement de ventre pré-numéro2 se transformait en bacterie e-coli, un petit mal de tête annonçait une migraine carabinée. Et on quadruple les symptômes si mes enfants mentionnaient avoir mal au ventre ou à la tête. Je me faisais tout un cinéma dans ma tête, coupant ainsi mon sommeil de moitié. C’est là que mon anxiété a refait surface, comme un dragon endormi qu’on réveille à grand coup de «Ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles…» avant son premier café.

Ça brûle.

Pis tu file comme de la mar**. Pis c’est une roue sans fin parce t’es pas malade, t’as peur d’être malade, tu stresses à cause de ça et tout ton énergie y passe, ton système immunitaire se fatigue, s’affaiblit et… tu tombes malade! En parlant avec une psychoéducatrice, je vous résume ce qu’elle m’a appris: «ouin, pis?» T’es malade? Ouin, pis? Ton kid vomit? Ouin, pis? Qu’est-ce que tu peux faire concrètement?!? À part prendre soin de toi ou de ton enfant et attendre que ça passe, rien. Elle m’a aussi assuré que les enfants comprennent lorsqu’on est malade, on peut leur expliquer qu’on a besoin de repos et parfois d’être seuls. Ils comprennent.

Pis dans la dernière année, comme à chaque année, finalement, mes enfants ont été malades. Et quand ça arrivait, ben au lieu de faire comme avant et de laisser mes divagations prendre le dessus, je laissais ma voix rationnelle parler plus fort et dire : «bon. Elle est malade. Ok. On va fait ceci et cela en attendant que ça passe et c’est tout. Ça va passer anyways.».

Ça a l’air beau et facile dit comme ça, mais il y a un gros travail d’introspection et de «self-control» que j’ai dû apprendre à faire. Ce n’est pas parfait, mon estomac se serre encore lorsque j’entends le mot «gastro», mon rythme cardiaque accélère quand j'entend mes enfants se lever la nuit, mais les rhumes et autres infections ne me font plus vraiment peur. Et j'ai appris à dédramatiser, à apprivoiser le lâcher-prise sur les choses sur lesquelles je n'avais pas de contrôle. Et à me faire confiance en tant que Docteur Maman.

Après tout, le malade imaginaire de Molière l’a dit : «soyons optimistes : la médecine a découvert beaucoup plus de remèdes qu’il n’y a de maux».

J

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